Les étudiants communistes s’engagent pour l’Europe des gens et la liste conduite par Ian Brossat !

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Les politiques européennes touchent durement les près de 20 millions d'étudiants européens.

Au delà de la vitrine Erasmus, aujourd'hui trop souvent réservé à une élite, les différents politiques mises en place au niveau de l'Union, particulièrement au travers du processus de Bologne ou le programme Europe2020 conduisent à une mise en concurrence des étudiants et des universités, à une augmentation des frais d'inscription et à une privatisation rampante, marquée par un manque d'investissement public. 

L'UEC, branche étudiante du Mouvement des Jeunes Communistes de France, fait des propositions forte pour l'enseignement supérieur en Europe. Dans cette campagne, les étudiants communistes se battront notamment pour: 

  • Un doublement du budget de l’enseignement supérieur, d’environ 20 milliards d’euros à 40 milliards d’euros. Le financement des dépenses courantes (par exemple, le paiement des professeurs.seuses et personnel.le.s) serait payé par le budget des États.
  • Le fonds européen d’investissement, promu par le PCF, pourrait servir aux dépenses d’investissements pour l’enseignement supérieur.
  • Face à la mise en concurrence des diplômes et des universités ils réclament la mise en place d’un cadrage européen des diplômes. Ce cadrage s’opèrerait d’un point de vue pédagogique avec une base commune de programmes et une innovation harmonisée des techniques pédagogiques. Ce cadrage s’opèrerait aussi d’un point de vue budgétaire : pour une formation donnée, un étudiant.e se verrait allouer le même montant pour sa formation d’une université à une autre. Ce cadrage suppose donc une harmonisation des budgets et de la pédagogie qui ne peut se faire que par le haut.
  • L’objectif de cette harmonisation doit être la gratuité réelle des études dans toute l’Union Européenne. Cela comprend à la fois la gratuité de la formation en soi, et la prise en charge des coûts liés à la vie d’un étudiant.e. Un exemple européen existe : au Danemark, l’éducation est gratuite et les étudiant.e.s se voient attribuer une allocation mensuelle de 600€ pendant six ansCette gratuité réelle des études devrait donc mener à la création d’un revenu étudiant au niveau européen pris en charge par un système de sécurité sociale financé par des cotisations.

Les politiques communes de libéralisation de l’enseignement supérieur au niveau européen.


Le programme Erasmus est utilisé comme symbole des politiques européennes en matière d’Enseignement Supérieur. Son influence sur les politiques nationales est marginale. Ce programme permet des échanges étudiants entre les établissements d’enseignement supérieur européens. C’est une bonne chose : en plus de l’apport social et culturel, étudier plusieurs mois dans une université étrangère permet d’enrichir les parcours et de solidifier les compétences. Cependant, le programme Erasmus n’est toujours pas accessible à tou.te.s du fait de l’insuffisance des bourses et de leur mauvaise gestion (souvent reçues au milieu voire à la fin de l’échange, et non pas en avance comme les besoins d’organisation l’exigent).


Ce programme s’inscrit dans un projet plus large de convergence des modèles d’Enseignement Supérieur en Europe : le processus de Bologne, amorcé en 1998, par la Déclaration de la Sorbonne.
La déclaration de Bologne (1999), signée par 28 pays, enclenche un processus éponyme auxquels participeront 48 pays comprenant l’ensemble des pays d’Europe, la Turquie et la fédération de Russie. Elle fixe six objectifs en matière d’Enseignement Supérieur Recherche :

       1. La mise en place d’un système facilement compréhensible et comparable pour permettre une bonne lisibilité et faciliter la reconnaissance internationale des diplômes et qualifications

       2. L’organisation des formations sur un premier cycle destiné au marché du travail (de 3 ans au moins) et un deuxième cycle nécessitant l'achèvement du premier

       3. La validation des formations par un système d'accumulation de crédits (qui mènera aux fameuses ECTS (European Credits Transfer System), transférables entre établissements

       4. La facilitation de la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs

       5. La coopération en matière d'assurance de la qualité des enseignements

       6. La mise en place d’une dimension véritablement européenne à l'enseignement supérieur.


D’abord, cette déclaration pousse à une comparabilité des formations. Cela se traduit par une convergence des formations sur le modèle LMD (Licence-MasterDoctorat). Il est inspiré du modèle anglo-saxon graduate-postgraduate. Cette forte comparabilité des formations a été accompagnée d’une mise en concurrence des diplômes à l’échelle européenne, voir mondiale, étant donné que le système LMD se calque sur le système anglo-saxon commun à de nombreux pays du globe.


Très concrètement, cette mise en concurrence a pour effet une dévalorisation des diplômes puisque la formation de n’importe quel.le diplômé.e à travers le monde pourra être comparé.e à celle d’un autre. La dévalorisation concerne également les universités, car la mise en concurrence des établissements entraîne des cercles vicieux d’investissements moindres dans les facultés de proximité pour construire des pôles d’excellence. L’effet le plus concret s’exprime par une baisse tendancielle des salaires à la sortie des études.


Par ailleurs, cette mise en concurrence des diplômes s’accompagne d’un système de crédit européens, les ECTS (European Credits Transfer System). Ce système attribue des points aux unités d’enseignement en fonction du nombre d’heures de cours. Néanmoins si ce système est une mesure quantitative de l’enseignement, il n’est régi par aucun contrôle qualitatif de ce dernier. Ainsi il favorise le développement sauvage de formations privées dont la qualité des cours n’est pas nécessairement certifiée.


Ensuite, cette déclaration préconise l’organisation de formations en cycles courts destinées au marché du travail qui vise à répondre rapidement aux besoins en main d’œuvre qualifiée des entreprises. Ces formations, avec une base théorique moins forte et une spécialisation des étudiant.e.s dès leur entrée dans l’enseignement supérieur a en partie pour effet de les enfermer dans des métiers très spécifiques. Dès lors, la palette des emplois auxquels ils peuvent prétendre à la sortie de leurs études diminue, ce qui fragilise les travailleur.euse.s et permet aux entreprises de leur imposer des contrats de travail plus défavorables (en terme de salaire, de conditions de travail, de progression de carrière etc.). Au contraire, la révolution numérique et informationnelle nécessite une plus forte polytechnicité afin d’être en mesure de travailler dans les nouveaux emplois qui apparaissent chaque jour, notamment pour être en capacité de mener la révolution écologique.


Ensuite, ces objectifs favorisent la mobilité des enseignant.e.s et des chercheurs.cheuses. C’est en réalité un véritable pillage des cerveaux des pays les plus pauvres (l’Europe de l’est notamment) vers les pôles universitaires les plus attractifs, les mieux financièrement dotés, dans les pays de l’Europe de l’ouest. Et ce d’autant plus que le mètre étalon de la qualité des établissements se fait sur le critère de Shanghaï alors que 80% de ce critère est basé sur la qualité des chercheurs (nombre de médaille Fields et de prix Nobel, nombre de citations dans les revues scientifiques, voir Annexe). Dès lors, les établissements se battent pour attirer les chercheur.se.s les plus reconnu.e.s, et ceux qui ont le plus de moyens (situés dans les pays les plus riches) sont gagnants dans ce jeu. De même, la coopération européenne en matière de qualité de l’enseignement pousse en réalité les établissements à une concurrence effrénée pour progresser dans le classement de Shangaï.

État des lieux et évolutions des politiques d’enseignement supérieur selon les pays d’Europe

Il est impossible aujourd’hui de parler d’un système universitaire européen cohérent. La part d’étudiant.e.s par pays, la structure des curriculums, le niveau de la dépense publique allouée à l’ESR ou encore la hauteur des frais de scolarité varient fortement d’un pays à l’autre.


Ce sont ainsi dans les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne que le budget de l’ESR est le plus haut, entre 18 000$ et 20 000$ par étudiant.e en moyenne par an. La France, bien qu’elle soit l’une des premières puissances économiques du monde, se situe légèrement en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE avec 17 000$ dépensés par étudiant.e en moyenne. L’Espagne et le Portugal à 12 000$ annuels par étudiant.e, la Hongrie à 8 700$, la Grèce à 4 100$; soit des chiffres qui oscillent entre 1% (Italie, Hongrie, Grèce) et 1,7% (Autriche, Norvège, Pays-Bas, Finlande) du PIB des pays (chiffres de l’OCDE pour l’année 2015).


Pourtant malgré ces disparités, partout l’enseignement supérieur est soumis à un même ensemble de discours et de programmes de réformes. Accusé d’être de plus en plus coûteux du fait de l’augmentation des effectifs étudiants, tout en étant jugé trop inefficace et incapable de délivrer des diplômes suffisamment prestigieux pour assurer l’employabilité des sortant.e.s, la solution trouvée, sous diverses déclinaisons nationales, peut se résumer ainsi : limiter ou réguler l’accès à l’Université pour assurer son ‘excellence’. Les séries de réformes prenant place dans le contexte européen répondent alors en synthèse à un même principe : réduire ou stabiliser la dépense publique et augmenter la réputation des universités locales dans un enseignement supérieur européen de plus en plus concurrentiel.


‘L’excellence’ sans ses coûts : la manne des frais d’inscription


Pour atteindre cet objectif contradictoire ont été mis à contribution les financements privés. Ces derniers correspondent en partie à des donations effectuées par des entreprises, créant une dépendance croissante de l’enseignement supérieur auprès d’intérêts privés. Avec une moyenne de 9% du financement de l’enseignement supérieur provenant de fonds privés pour les pays membres de l’Union Européenne (et de 10% en France), l’Angleterre s’affiche en tête de classement avec 23%.


Si une quinzaine de pays européens permettent l’accès à une l’université gratuite ou pour quelques centaines d’euros annuellement, de plus en plus de pays demandent dorénavant des frais d’inscription très élevés. La carte ci-dessous, issue d’un rapport du Ministère de l’Education, dresse l’état des lieux actuel :


Le cas anglais, passant en une dizaine d’années d’une université presque gratuite à l’une des universités les plus chères au monde, constituent le cas le plus remarquable de ces évolutions récentes. En 1998, le gouvernement Blair décide d’augmenter les frais d’inscription à 1 000£, une augmentation relativement modérée qui ne rencontre pas d’opposition très structurée. Cependant en 2003, les frais passent à 3 000£, puis sous le gouvernement Cameron à 9 000£ en 2012, soit plus de 10 000€ annuels. C’est seulement sur cette dernière réforme qu’un mouvement étudiant d’ampleur eut lieu, avec l’occupation de plusieurs campus universitaires et de nombreuses manifestations. Très violemment réprimé par la police, le mouvement échoua à empêcher la réforme. En 2012-2013, c’est au tour de l’Espagne d’augmenter sensiblement ses frais de scolarité, passant de 800€ à 1 600€ annuellement environ (un coût très variable toutefois selon les filières), malgré un mouvement social amenant plus d’un million d’espagnol.e.s dans les rues. Dans la même période, des réformes similaires eurent lieu au Portugal, en Italie et au Pays Bas, où les frais de scolarité se situent aujourd’hui entre 1 000 et 2 000€. L’Estonie engagea de grandes réformes en 2013-2014 afin de lier le montant des frais d’inscription aux performances des étudiant.e.s. Si les étudiant.e.s réussissent à atteindre 60 crédits ECTS par an, alors celles et ceux-ci sont dispensé.e.s de frais d’inscription. Si toutefois les étudiant.e.s atteignent moins de crédits, les établissements peuvent faire payer des frais pour chaque crédit ECTS manquant.


Pourquoi donc cet appétit européen pour les frais de scolarité ? Tout d’abord bien sûr pour réduire la part de l’Etat dans le financement de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui quatre Etats ont une part de financements privés supérieure à 15% : l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et le Portugal; et en toute vraisemblance, la part du financement privé va continuer à croître dans l’essentiel des pays européens. Ensuite, l’augmentation des frais de scolarité est toujours conjuguée à une explosion de la dette étudiante, et donc à une financiarisation de l’enseignement supérieur étendant la sphère du marché à un espace où elle était jusqu’à récemment encore absente. Ainsi l’Angleterre produit les étudiant.e.s parmi les plus endetté.e.s du monde, avec une dette moyenne par diplômé de 50 000£, soit près de 60 000€ (source Institute for Fiscal Studies). Alors que le taux de remboursement trop faible de la dette étudiante ne suffit pas à désengorger le surendettement, celui-ci a un coût pour l’Etat qui est plus élevé que ce que coûterait la gratuité de l’enseignement supérieur.


Il faut ajouter que plusieurs pays facturent des frais de scolarité différents pour les étudiant.e.s étranger.e.s et nationales.ux, une pratique qui a pour avantage pour les gouvernements de susciter moins d’opposition de la part de leurs citoyen.ne.s (et votant.e.s). C’est le cas du Danemark, de la Pologne et la Suède, dont l’Université est gratuite pour les nationaux mais coûte respectivement 1 800$, 5 000$ et 14 000$ pour les étudiant.e.s étranger.e.s. Les université finlandaises également, si elles restent gratuites pour les européen.ne.s, coûtent pour les étranger.e.s extra-européen.ne.s depuis 2017 de 4 000 à 10 000€ par an en licence, et davantage en master.

‘Autonomie’ et mise en concurrence des pôles universitaires en Europe


Les lois sur ‘l’autonomie’ des universités, comme la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007 en France, ne sont pas propres qu’au cas français. L’emphase des gouvernements sur ‘l’autonomie’ des universités a en effet un double objectif. Tout d’abord, mieux discipliner les chercheur.se.s en encourageant à des publications fréquentes, meilleur moyen pour une université de monter dans les classements internationaux. En Allemagne a alors été introduit depuis 2001 un salaire au mérite permettant aux universités de sanctionner ou récompenser les professeur.e.s nouvellement recruté.e.s selon leur performance. Dans le même esprit, les dotations de recrutement ne sont plus attribuées une fois pour toutes en Allemagne mais sont renégociées à intervalles réguliers.


Ensuite, ‘l’autonomie’ des universités, en transférant aux présidents des universités la responsabilité du recrutement et de la gestion du personnel académique et administratif sans transférer par la même occasion les moyens financiers adéquats, permet aux Etats de se défausser, encourageant alors les universités à trouver des financements privés (donations d’entreprises ou frais de scolarité). Dans plusieurs pays européens des réformes ont eu lieu dans ce sens depuis les années 2000, changeant le rôle des responsables universitaires, notamment aux Pays-Bas, en Autriche, en France bien sûr ou encore en Norvège.
Or, la capacité des universités à obtenir des financements privés dépend fortement de la réputation de telle ou telle université. Ainsi en France, Sciences Po Paris a pu particulièrement bien s’adapter aux désengagement de l’Etat, notamment en augmentant les frais d’inscription en dépit de ses étudiant.e.s, une dynamique similaire à d’autres établissements équivalents en Europe. Pour les universités moins prestigieuses en revanche, les réformes actuelles amenuisent leurs capacités financières et menacent la qualité de leur enseignement : instituant, dans un cycle vicieux, une Université à deux vitesses. Encore une fois c’est en Angleterre que cette dynamique est la plus nette, puisque les sommes que l’Etat attribue aux universités dépend partiellement de leur performance. Par conséquent, moins une université est jugée de qualité, moins celle-ci est susceptible de recevoir les fonds nécessaires pour changer son statut.


L’ESR en Europe, s’il diffère fortement d’un pays à l’autre, suit alors une évolution presque partout identique : transformer en profondeur la structure des financements des universités pour accroître la part des financements privés, tout en dégageant la responsabilité de l’Etat dans le processus. La conséquence n’est pas alors, comme certains peuvent le dire, un appauvrissement généralisé des universités européennes. Au contraire, tandis que beaucoup d’universités, faute de ressources suffisantes, ont de plus en plus de mal à assurer un enseignement de qualité, d’autres institutions prestigieuses ont su habilement jouer le jeu des financements privés, et en dépit de leurs étudiant.e.s qui voient leurs frais s’envoler.
En somme, si l’Europe a été le siège de la première massification étudiante dans le monde, loin d’une démocratisation, les politiques des différents Etats européens mènent à instituer une Université à deux vitesses.

 

Quelle réponse des communistes aux attaques libérales de l’enseignement supérieur au niveau européen ?

Nous pouvons esquisser une réponse à partir des propositions nationales et européennes du PCF. Tout d’abord, le PCF propose un doublement du budget de l’enseignement supérieur, d’environ 20 milliards d’euros à 40 milliards d’euros. Le financement des dépenses courantes (par exemple, le paiement des professeurs.seuses et personnel.le.s) serait vraisemblablement payé par le budget des États. Quant à lui, le fond européen d’investissement, promu par le PCF, pourrait servir aux dépenses d’investissements pour l’enseignement supérieur. Les dépenses à ce niveau-là sont en effet très importantes. Il rattraper le retard pris en matière d’investissement et rénover les universités délabrées. Dans les 10 ans à venir, le nombre d’étudiant.e.s va augmenter en moyenne de 30 000 par an : ce sera l’équivalent d’une université comme Paris 10 - Nanterre qu’il faudra construire chaque année pour accueillir ce supplément annuel d’étudiant.e.s.


Par manque d’investissement et par l’engluement de certaines universités dans des partenariats public-privé, certaines universités se retrouvent endettées à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros (ex l’Université Toulouse Paul Sabatier a aujourd’hui une dette dépassant les 30 millions d’euros). Ce fond européen d’investissement pourrait donc également servir à désendetter ces établissements.


Enfin, au-delà de la question de l’investissement dans l’enseignement supérieur, se pose la question de la mise en concurrence des diplômes et par extension des travailleurs.euses qualifié.e.s au niveau européen. Une solution à cette mise en concurrence serait la mise en place d’un cadrage européen des diplômes. Ce cadrage s’opèrerait d’un point de vue pédagogique avec une base commune de programmes et une innovation harmonisée des techniques pédagogiques. Ce cadrage s’opèrerait aussi d’un point de vue budgétaire : pour une formation donnée, un étudiant.e se verrait allouer le même montant pour sa formation d’une université à une autre. Ce cadrage suppose donc une harmonisation des budgets et de la pédagogie qui ne peut se faire que par le haut.


L’objectif de cette harmonisation doit être la gratuité réelle des études dans toute l’Union Européenne. Cela comprend à la fois la gratuité de la formation en soi, et la prise en charge des coûts liés à la vie d’un étudiant.e. Un exemple européen existe : au Danemark, l’éducation est gratuite et les étudiant.e.s se voient attribuer une allocation mensuelle de 600€ pendant six ans. En revanche, ce montant est insuffisant pour vivre correctement en France, notamment en région parisienne où la majorité des étudiant.e.s vivent. Il faut un revenu supérieur au moins au seuil de pauvreté, qui reconnaisse réellement l’activité des étudiant.e.s.


Cette gratuité réelle des études devrait donc mener à la création d’un revenu étudiant au niveau européen pris en charge par un système de sécurité sociale financé par des cotisations. Ce revenu vise à reconnaître la qualité de travailleurs en formation des étudiant.e.s et la productivité de leur activité. Il permet de supprimer l’écart de salaire entre les femmes et les hommes à la sortie des études en reconnaissant leur activité et leurs compétences réelles, portant un coup dur à la division genrée du travail. Celle-ci bénéficiant aux entreprises, ce sont donc à elles de financer cette activité.


Nous voulons que ce revenu soit financé par les cotisations sociales, car il s’agirait d’une double victoire révolutionnaire. D’une part, parce que ce sont les travailleur.se.s qui créent toute richesse : plutôt que laisser les capitalistes accumuler toujours plus de profits, les cotisations permettent de se réapproprier notre travail et les richesses qui en découlent. D’autre part, financer la formation des futures générations de travailleur.se.s par des cotisations sociales, c’est aussi se réapproprier l’avenir de l’humanité et s’émanciper collectivement, en garantissant à chacun.e la possibilité de se former et de maîtriser sa vie.

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